Vue partielle de la chapelle et de sa tribune vers le nord-ouest (1991)

Senlis

Saint-Denis * * Afficher la carte

Chapelle

Diocèse : Senlis

Classé monument historique en 1863

Coordonnées GPS :
49°12' 26" N 2°35' 4" E
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Senlis, Chapelle Saint-Denis du palais royal

Ce ne sont plus que des ruines romantiques qui, à l’ouest de la cathédrale et en totale osmose avec la muraille gallo-romaine, témoignent aujourd’hui de plus de dix siècles de présence royale, presque ininterrompue, à Senlis. Succédant à des bâtiments publics du Haut Empire, le palais fut occupé dès les rois mérovingiens et, plus tard, Charles le Chauve en fera, avec Compiègne, sa résidence principale. Lieu d’élection d’Hugues Capet, le palais de Senlis sera reconstruit par Louis VI le Gros dans les années 1130.

Les dispositions principales peuvent en être facilement reconstituées : un corps de logis principal à deux étages, aligné selon un axe est-ouest et intégrant une section de la muraille gallo-romaine et deux de ses tours, et une chapelle avec tribune, greffée sur le flanc méridional du corps de logis principal. Le rez-de-chaussée du palais hébergeait les communs tandis que le premier étage était réservé au roi et à son entourage.

La chapelle, consacrée à saint Denis par l’évêque Pierre en 1142, se lit encore aisément dans ses dispositions principales. Le plan comprenait une nef de deux travées terminées par une abside en hémicycle. La travée occidentale comporte deux étages : le rez-de-chaussée, voûté en berceau brisé, forme porche et devait constituer l’entrée principale du logis du roi. Il sert de soubassement à la tribune royale, qui communiquait avec le reste du palais par un petit portail d’une exécution très soignée, comportant des colonnettes aux piédroits et une archivolte moulurée que souligne un cordon sculpté de fleurs de violettes.

La seconde travée et l’abside, qui se développaient sur un seul niveau, ont disparu presque totalement. Une voûte d’ogives couvrait cette seconde travée comme cela peu se déduire de la disposition des quatre colonnettes avec chapiteaux subsistant au niveau de la tribune. Compte tenu de sa date, cette voûte comptait parmi les premières de ce type dans l’Oise (2002).

Chronologie :

Points d'intérêt :

Galerie :

Bibliographie :

  • Abbé Eugène MÜLLER, "Essai d'une monographie des Rues, Places et Monuments de Senlis", Comité Archéologique de Senlis, Comptes-Rendus et Mémoires, 1878, p. 143-153.
  • Abbé Eugène MÜLLER, "Essai d'une monographie des Rues, Places et Monuments de Senlis", Comité Archéologique de Senlis, Comptes-Rendus et Mémoires, 1881, p. 156.
  • Eugène LEFEVRE-PONTALIS, Congrès archéologique de France, 72ème session, Beauvais, 1905, Société française d’archéologie, Paris et Caen, 1906, p. 107-108.
  • Dominique VERMAND, De Hugues Capet à saint Louis, les Capétiens et Senlis, Catalogue de l’exposition organisée en commémoration du Millénaire Hugues Capet (Musée d’Art et d’Archéologie de Senlis, Ancien évêché et Hôtel de Vermandois, 26 septembre – 16 novembre 1987), La Sauvegarde de Senlis, n° 56, 1987, p. 18-22.
  • Dominique VERMAND, « Le palais royal. Le prieuré Saint-Maurice », Patrimoine senlisien, 2, Syndicat d’Initiatives - Office de Tourisme de Senlis, 1992.

Documents :

  • Extrait de Alphonse de CAYEUX, Charles NODIER et Justin TAYLOR, Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, Picardie, vol. 3, Paris, 1845.