SAINT-CREPIN-IBOUVILLERS-extNO

Saint-Crépin-Ibouvillers

Saint-Crépin et Saint-Crépinien * * Afficher la carte

Paroissiale

Diocèse : Rouen

Classé monument historique en 1932

Coordonnées GPS :
49°15' 46" N 2°4' 2" E
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Saint-Crépin-Ibouvillers, église Saint-Crépin et Saint-Crépinien

Dédiée aux martyrs soissonnais saint Crépin et saint Crépinien, l’église se signale de loin par la haute et insolite silhouette de son clocher. C’est un édifice d’un grand intérêt, à l’histoire assez complexe. Son plan actuel comporte un chœur à chevet plat, un transept débordant avec clocher sur la croisée et une nef avec bas-côtés. Il est le résultat d’une reconstruction de l’église à partir de la fin du 12ème siècle, avec une possible réutilisation d’une nef unique antérieure.

Les parties les plus anciennes identifiables avec certitude sont le chœur et les deux croisillons. Tous trois de plan carré, ils présentent la particularité d’être couverts de voûtes sexpartites, c’est-à-dire avec une ogive supplémentaire qui détermine six compartiments. Les ogives, profilées d’une arête entre deux tores, et les formerets sont reçus sur des chapiteaux décorés de feuilles découpées ou de petits crochets.

Les fenêtres sont de simples lancettes. Des colonnettes garnissent parfois les piédroits et celles du chevet sont regroupées en un beau triplet avec une moulure décorée de fleurs de violette soulignant les archivoltes. Les fenêtres à remplage des murs pignons des croisillons sont du 19ème siècle mais celle s’ouvrant à l’ouest du croisillon sud (aujourd’hui bouchée et à moitié masquée par le bas-côté sud) est bonne. Composée de deux lancettes surmontées d’une rose, elle n’est pas antérieure aux années 1230. Le très beau portail à gâble ne comporte pas moins de huit colonnettes. Il est contemporain du chœur et a peut-être été ajouté à la nef unique conservée de l’église précédente. Il est surmonté d’une grande rose bouchée, à l’intérieur de laquelle est percée une très intéressante fenêtre à trois lancettes tréflées et rose quadrilobée de la fin du 13ème ou du début du siècle suivant.

Après la Guerre de Cent ans, l’église fera l’objet d’une reprise totale de sa croisée, dotée désormais de quatre gros piliers circulaires. L’un porte la date de 1450, mais la construction du clocher n’interviendra qu’un siècle plus tard car il s’agit d’une œuvre de style pleinement renaissance, bien que sa conception reste de tradition gothique. Des pinacles de plan circulaire et flanqués de minces colonnettes assurent en effet la transition entre la souche carrée et l’étage octogonal du beffroi tandis que des crochets garnissent les arêtes de la flèche, qui paraît comme brisée dans son élan et a peut-être fait l’objet d’un changement de parti en cours de construction. Pour le reste, les baies en plein cintre, la frise décorée de personnages qui court à la naissance de la flèche et le lanternon qui couronne celle-ci sont bien de la Renaissance. Après avoir fait l’objet d’un voûtement durant la seconde moitié du 15ème siècle, la nef recevra des bas-côtés de style gothique tardif au 19ème siècle, acquérant ainsi son visage actuel.

Le mobilier est riche, notamment, de nombreuses statues de diverses époques, de boiseries et d’un retable Louis XV et d’une magnifique cuve baptismale du 16ème siècle (2004).

Chronologie :

Points d'intérêt :

Galerie :

L'extérieur de l'église

L'intérieur de l'église

Bibliographie :

  • Louis GRAVES, Précis statistique sur le canton de Méru, arrondissement de Beauvais (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1837.
  • Bernard DUHAMEL, Guide des églises du Vexin français, Paris, 1988, p. 278-280.
  • Dominique VERMAND, Eglises de l’Oise. Territoire des Sablons (Méru). Vexin et Pays de Thelle, Comité Départemental du Tourisme de l’Oise et Communauté de Communes des Sablons, 2004, in-8° de 32 p., p. 28-29 (voir texte ci-dessus).

Sites internet :

  • Creation of Gothic Architecture
  • Wikipédia (Pierre Poschardel, principalement)

Notes :

  • Saint-Crépin-Ibouvillers : notes de visite du 4/8/1974
  • Saint-Crépin-Ibouvillers : notes de visite du 26/6/2002