L'église vue du nord-est (2006)

Ecuvilly

Saint-Sulpice Afficher la carte

Paroissiale

Diocèse : Noyon

Coordonnées GPS :
49°38' 52" N 2°55' 2" E
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Ecuvilly, église Saint-Sulpice

Bourg d’origine ancienne et d’une certaine importance, Ecuvilly – dont la cure englobait également Beaulieu-les-Fontaines jusqu’en 1233 – eut beaucoup à souffrir des terribles conflits qui ravagèrent la région, surtout entre le 14ème et le 17ème siècles. Contrairement à celle de Beaulieu, détruite en 1914-18, l’église Saint-Sulpice est sortie moins affectée du conflit, n’ayant eu à déplorer que la perte de son clocher, refait, ainsi que la façade, en 1924-25.

L’édifice est assez composite et juxtapose des parties de plusieurs époques. Une première église existait au 12ème siècle ainsi que l’atteste sa nef. De type basilical (c’est-à-dire avec bas-côtés), elle comporte quatre travées matérialisées, de chaque côté, par autant d’arcades brisées retombant sur des piliers rectangulaires par l’intermédiaire de simples tailloirs. Un badigeon, d’ailleurs présent dans tout l’édifice, empêche d’en pousser plus avant l’analyse.

Comme souvent, les parties orientales vont faire l’objet d’une reconstruction – en trois campagnes – à partir du 16ème siècle. Rebâti en premier, le choeur comporte une travée trapézoïdale lui permettant un développement plus ample que la nef sur laquelle il se greffe, et une abside à cinq pans. Les voûtes ont disparu, mais des faisceaux de colonnettes en attestent l’existence passée. Aux deux tiers de leur hauteur, des niches abritaient autrefois des statues (les actuelles sont récentes). Les dais ont un décor d’une grande qualité qui revendique clairement leur appartenance à la Renaissance et l’un d’entre eux, au nord, porte la date de 1551. Une autre date – 1826 – fait sans doute référence à une restauration. Assez fréquents au 16ème siècle dans les choeurs bénéficiant des largesses d’un commanditaire, de tels dais se retrouvent, dans la région, à Chevincourt et à Cuvilly, sans oublier, bien sûr, l’exceptionnelle chapelle de Charles d’Hangest à la cathédrale de Noyon. Ce parti se retrouve au chevet, dont cinq des contreforts abritent de semblables niches. Si les dais sont de style renaissance, les fenêtres ont encore un réseau flamboyant, preuve de la cohabitation des deux styles durant une bonne partie du 16ème siècle.

Prévu dès l’origine, le croisillon nord – qui a également perdu sa voûte -sera achevé peu après. On y remarque une jolie petite piscine liturgique. Suivront le croisillon sud et la réfection des bas-côtés, aux 17ème et 18ème siècles. L’église a conservé – fait rarissime – sa clôture de choeur en bois sculpté et, de la même époque (fin 17ème ou début 18ème siècles), un monumental maître-autel avec retable, également en bois (2008).

Chronologie :

Points d'intérêt :

Galerie :

Bibliographie :

  • Louis GRAVES, Précis statistique sur le canton de Lassigny, arrondissement de Compiègne (Oise), Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1850.
  • Emile COËT, Notice historique et statistique sur les communes de l’arrondissement de Compiègne, Compiègne, 1883.
  • Dominique VERMAND, Eglises de l’Oise. Pays de Sources et Vallées. Cantons de Guiscard, Lassigny, Noyon, Ressons-sur-Matz et Ribécourt, Comité Départemental du Tourisme de l’Oise, Sources et Vallées et Europe, 2008, in-8° de 110 p., p. 37 (voir texte ci-dessus).

Notes :

  • Ecuvilly : notes de visite du 29/7/2006