La chapelle vue du nord-est (2007)

Nampcel / Bellefontaine

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Prieuré

Diocèse : Soissons

Classé monument historique en 1894

Coordonnées GPS :
49°30' 41" N 3°4' 35" E
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Nampcel, Prieuré de Bellefontaine

Fondé au début du 12ème siècle par l’abbaye Saint-Barthélemy de Noyon dans un vallon affluent de l’Oise, le prieuré de Bellefontaine ne conserve plus comme vestige que sa chapelle qui, malgré son état de ruine partielle, est d’un grand intérêt. Sa date de construction peut, en outre, être rapprochée d’une charte de 1125 qui autorise les moines à bâtir une chapelle. Son style incite cependant, et malgré certaines maladresses, à une datation légèrement plus tardive.

De petites dimensions mais de construction extrêmement soignée en belles pierres de taille, elle comprenait une nef d’une seule travée, de plan carré, flanquée de deux courtes travées de bas-côtés, et un chœur de même plan, à chevet plat, accosté de deux chapelles plus courtes et prolongeant les bas-côtés. La façade, la première travée du bas-côté nord et la voûte de la nef ont disparu.

Les bas-côtés reçoivent des voûtes d’ogives qui retombent sur des faisceaux de colonnettes mais, du côté de la nef, le mur gouttereau est inarticulé puisque la nef ne comportait qu’une seule voûte, contrairement aux bas-côtés. Un arc-doubleau formé de quatre tores sépare la nef du chœur. Celui-ci a conservé sa voûte d’ogives dont les nervures, très épaisses et formées de trois tores dont le central est fortement saillant, retombent assez maladroitement dans les angles où elles semblent trop grosses pour les chapiteaux qui les reçoivent. Au chevet s’ouvre un triplet de fenêtres très richement décoré.

Les chapelles possèdent des voûtes d’arêtes, les seules de ce type dans un édifice couvert par ailleurs de voûtes d’ogives, une coéxistence qui n’est pas rare à cette époque. Toutes les arcades et arcs- doubleaux ont un tracé brisé, contrairement aux fenêtres, qui sont toutes en plein cintre. Les nombreux chapiteaux sont, pour l’essentiel, décorés de feuilles plates, souvent terminées en petites volutes. Le contraste entre la richesse de l’architecture intérieure de l’édifice et son extrême dépouillement extérieur mérite d’être mentionné (2009).

Chronologie :

Points d'intérêt :

Structure et élévation :
Eléments de construction :

Galerie :

Bibliographie :

  • Eugène LEFEVRE-PONTALIS, L’Architecture religieuse dans l’ancien diocèse de Soissons au XIe et au XIIe siècle, tome I ou II, Paris, 1897, p.4-8 et planche hors texte.
  • Dominique VERMAND, Eglises de l’Oise. Canton d’Attichy. Vallée de l’Aisne, Comité Départemental du Tourisme de l’Oise et Communauté de Communes du Canton d’Attichy, 2009, in 8° de 36 p., p. 22 (voir texte ci-dessus).

Documents :

  • Extrait de Eugène LEFEVRE-PONTALIS, L’Architecture religieuse dans l’ancien diocèse de Soissons au XIe et au XIIe siècle, tome II, Pl XVIII, Paris, 1897 (dessins de Léon Guellier).
  • Extrait de Eugène LEFEVRE-PONTALIS, L’Architecture religieuse dans l’ancien diocèse de Soissons au XIe et au XIIe siècle, tome II, Pl XIX, Paris, 1897 (dessins de Léon Guellier).